Byron Bay: havre de paix et valeurs hippies inconsistantes

Mon job du moment étant très précaire et Maud n’en trouvant pas, nous avons pris la décision de quitter Brisbane plus tôt que prévu. Nous voulions nous y installer trois mois, mais comme tout le monde le sait, les plans sont faits pour être changés. Bonne nouvelle cependant, nos billets de car sont encore valables et vont jusqu’à Byron Bay, nous décidons donc d’en faire notre prochaine destination…

Les premiers mots que j’ai associé à Byron Bay sont « hippy » et « plage ». Il n’en fallait pas plus pour me donner l’envie d’y jeter un coup d’œil, d’autant plus que tout le monde semble en garder un souvenir merveilleux.

Avant même d’y poser pied, je m’étais déjà fait une idée de cette ville côtière paisible et populaire. D’avance, je me voyais bruncher dans un petit café familial en bord de mer, dégustant une salade de quinoa, des brownies gluten-free et des kilos de frozen yoghurt bio. Je m’imaginais méditer au petit matin et écouter des joueurs de guitare anonymes le soir sur la plage. Je pensais adopter un mode de vie plus sain et open-minded, même si ce n’était l’affaire que de quelques jours.

Byron Bay est connue pour les hippies qui s’y installent en masse depuis les années 70. Ces libre-penseurs ont redonné vie à la région, auparavant désertée en raison de malédictions aborigènes si j’ai bien compris. Dans les années 90, ils ont été évincés par l’arrivée de baby boomers aisés, séduits par l’atmosphère de la ville. Les jolies plages de Byron, idéales pour le surf, en ont également fait une destination privilégiée des vacanciers australiens et des backpackers.

Face à un tel engouement, l’esprit originel de Byron Bay n’a pas résisté. Le prix de l’immobilier a explosé, les petites boutiques originales ont fermé leurs portes, remplacées par des chaînes de magasins pour la plupart très coûteuses. Des fêtards du monde entier s’y donnent rendez-vous. Byron Bay est devenu le lieu de vacances le plus cher d’Australie ! Quand on sait que le mouvement hippy a toujours rejeté la société de consommation, prônant plutôt quête de spiritualité et retour à la nature, c’est avec ironie et consternation que l’on constate que ces valeurs sont devenues le gagne-pain de la région.

Mais si la plupart des hippies de la première heure ont dû s’éloigner du centre-ville, il n’en reste pas moins que la plupart des gens venant à Byron Bay s’intéressent encore au domaine du spirituel et aux modes de vie alternatifs. On en aura la preuve lors de notre HelpX byronnais, dont je vous parlerai un peu plus tard…

En soi, Byron Bay est un joli petit brin de ville. Pas de grands immeubles, ni de larges avenues. On se croirait dans un village de vacances et l’humeur est à l’insouciance. Les plages sont jolies chacun y trouve son compte en termes d’activités : surf, bronzette, deltaplane, windboard…

Si la plage principale, Clarks Beach, est trop animée à votre goût (les week-ends notamment), n’hésitez pas à vous éloigner un peu. Tallow Beach, par exemple, est très jolie et incontestablement plus calme !

J’ai beaucoup aimé la balade jusqu’au phare, d’où le coucher de soleil est parait-il splendide (on l’a loupé de quelques minutes). On y passe par Cape Byron, le point le plus à l’Est de l’Australie. Un moment où l’on reprend conscience de notre situation géographique actuelle, de la distance qui nous sépare de chez nous et finalement aussi de notre vie, restée en stand-by (ou pas) à Paris pendant qu’on profite de cette parenthèse de rêve.

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8 réflexions sur “Byron Bay: havre de paix et valeurs hippies inconsistantes

  1. Pingback: HelpX à Byron Bay, une expérience enrichissante | Let's feel infinite

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